15 juin 2013

Trail du Gypaète

Suite à l'annulation de la maxi race d'annecy, je me suis inscrit au trail du gypaete pour préparer ma saison. Dès le départ les coureurs du relais prennent les devant et impriment un bons rythme. Je subis un peu et je gère mon effort. Dès la première montée, le terrain est gras et je glisse beaucoup. J'essaie de garder les pieds au sec mais c'est impossible car je m'enfonce dans la boue jusqu'au genoux et parfois le sentier est un vrai ruisseau! J'ai de la peine à relancer sur les nombreux faux plat et je perds du terrain, je suis un vrai diesel! J'ai l'impression de faire une longue balade à travers forêt! Je remonte peu à peu et j'ai du plaisir à voir de nombreux bénévoles partout! Cette course est très bien organisée et je suis juste heureux de terminer à la 7ème place, trempé et plein de boue mais avec le sourire! 

Résumé de la course: LE GYPAETE ET SES HUIT ECLAIREURS

A n’en pas douter, cette 4ème édition, oh combien épique, ne pourra s’étioler de la mémoire des convives. Tous en effet, auront dû, conséquence d’une météo déplorable, patauger dans la fange omniprésente, s’embourbant parfois jusqu’aux genoux (!), sans parler de la neige qui entravait leur périple sur plus de 4km.
Preuve de la pugnacité et de l’expérience des trailers présents, les abandons n’auront pas été légion, moins nombreux même qu’à l’accoutumée. Ce qui ne pouvait que rendre encore un plus heureux Christophe Roux et son escouade, forte de 350 bénévoles, déjà soulagés de voir leur épreuve se concourir. Mais justement, si ce rendez-vous a pu être honoré, c’est avant tout à ces femmes et à ces hommes, si généreux, si désintéressés, qu’on le doit, sécurisant des portions entières du parcours tout en s’adaptant aux incessantes modifications du tracé, les lois de la nature et de la République passant par là.

73km : triomphes valaisan…
Ce combat de Titan, ces volontaires dans l’âme l’auront donc partagé avec les dévoreurs de pente parmi lesquels huit en seront les éclaireurs, dominant totalement leurs poursuivants.
Après 3km d’asphalte dans l’agglomération clusienne, le 73km rentrait dans le vif du sujet. En guise d’hors d’œuvre, une rampe indigeste et savonneuse à souhait, s’apparentant à un véritable km vertical. Pas téméraire pour deux sous, le Ballavaud Arnaud Lejeune, 34 ans ce 10 juin, en quête de rachat après une entame 2013 nullement à la mesure de ses ambitions, parvenait à s’extirper du groupe de prétendants au sein duquel le Valaisan Jean-Yves Rey semblait déjà à son avantage. Un peu plus loin, à l’affût, pointait le lauréat 2012 en la personne du Saint-Gervolain Alexandre Hayetine, bientôt 30 ans, un des rares élitaires dépourvus volontairement de team.
Au Chinaillon (km31), le sociétaire des Teams Hoka et +Watt comptait 1’37 d’avance sur la meute à ses trousses aiguillonnée par Rey qui, au vu de sa prestigieuse carte de visite, faisait office de grandissime favori. Victime d’une défaillance cinq bornes après la station du Grand Bornand, le fuyard se faisait alors rejoindre par le prestigieux Helvète qui, inexorablement, poursuivait sa folle équipée tandis qu’Hayetine remontait un à un ceux qui avaient eu l’audace de le devancer.

Si bien qu’il débouchait sur le plateau de Cenise (km47), en seconde position, à 5’ à peine de Rey. Hélas pour Hayetine, la suite, en particulier la brève mais rude ascension accédant à la Pointe d’Andey, toit du trail à 1877m, ne changera rien à l’affaire. Pis même, la vedette du Team Salomon Suisse accentuait son avance pour reléguer son plus dangereux rival à près de 11’, signant ainsi son troisième succès en France après le Marathon du Mont-Blanc en 2008 puis la CCC en 2009.
Grimpait sur la marche restante le « Trailer du Gavot » Franck Vulliez, 39 ans, qui témoignait ainsi de son excellente forme actuelle, à l’image de sa récente victoire aux Allobroges. Il précédait ainsi de grands noms du trail, tels les Valaisans Ryan Baumann (5ème) et Jules-Henri Gabioud (7ème), ou encore Lejeune (5ème) et Benoît Thiéry(8ème), son coéquipier chablaisien.
On relevait encore la probante 6ème position du Ballavaud Olivier Meynet, 2ème ex aequo aux derniers Allobroges.

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